Homélie du 2ème dimanche de Carême 1er mars 2026.
Article mis en ligne le 3 mars 2026

par BFCM

Homélie – 2ᵉ dimanche de Carême (Année A)
(Évangile : Évangile selon saint Matthieu 17, 1-9 – La Transfiguration)

Avec enfants, confirmands et les familles

Frères et sœurs, chers enfants, chers jeunes,
aujourd’hui, dans l’Évangile, nous voyons Jésus emmener Pierre, Jacques et Jean sur une haute montagne. Et là, sous leurs yeux, il est transfiguré : son visage devient brillant comme le soleil. Les disciples sont émerveillés… mais aussi un peu perdus. Ils voudraient rester là, installer des tentes, garder ce moment extraordinaire.
Cet épisode s’appelle la Transfiguration.

Monter sur la montagne pour trouver la Source
Dans la Bible, la montagne est le lieu de la rencontre avec Dieu. On quitte la plaine, le bruit, les distractions… pour se rapprocher du Seigneur.
Boire à la source de l’eau vive, c’est exactement cela : C’est quitter ce qui nous encombre pour nous approcher de Jésus.
Vous les jeunes qui vous préparez à la confirmation, vous êtes en train de faire cette montée. Vous avez choisi — ou accepté — de prendre du temps pour Dieu. Vous montez sur la montagne. Mais pourquoi ? Parce que notre cœur a soif.

Nous avons tous soif
Soif d’amour. Soif d’être reconnus. Soif de bonheur. Soif de paix.
On peut essayer d’étancher cette soif avec beaucoup de choses : les écrans, la réussite, le regard des autres, les plaisirs… Mais souvent, la soif revient.
Jésus ne donne pas une petite bouteille d’eau qui se vide vite. Il se présente comme la source.
Dans l’Évangile de la Transfiguration, les disciples voient la lumière du Christ. Cette lumière, c’est déjà l’eau vive : la vie même de Dieu qui jaillit.
Boire à cette source, c’est écouter la voix du Père qui dit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le. »

Écouter Jésus : boire à la source
Boire à la source de l’eau vive, ce n’est pas seulement comprendre des choses sur Dieu.
C’est écouter Jésus et lui faire confiance.
Les jeunes confirmands, le jour de votre confirmation, vous recevrez la force de l’Esprit Saint. L’Esprit Saint, c’est comme une eau qui circule en vous. Il vous donne : la force de pardonner, le courage de témoigner, la capacité d’aimer même quand c’est difficile, la paix au milieu des tempêtes.
Le Carême est un temps pour déboucher les sources dans notre cœur.
Parfois, notre source est encombrée : par la colère, par l’indifférence, par le découragement, par le péché.
La prière, le partage, le pardon… tout cela enlève les pierres qui bouchent la source.

Ne pas rester sur la montagne
Pierre voulait rester sur la montagne. Mais Jésus les fait redescendre.
Pourquoi ? Parce que l’eau vive n’est pas faite pour rester enfermée. Une source coule. Elle descend dans la vallée pour irriguer la terre.
Vous aussi, les enfants, les jeunes, vous n’êtes pas appelés à garder Jésus pour vous. Vous êtes appelés à devenir des petites sources pour les autres : par un sourire, par un geste d’aide, par une parole vraie, par votre foi vécue simplement.
La confirmation ne fait pas de vous des « chrétiens décorés ». Elle fait de vous des témoins.

Un engagement pour cette semaine
Je vous propose une petite question simple :
Où est-ce que je cherche à étancher ma soif ?
Est-ce que je prends vraiment le temps de venir boire à la source : la prière, la Parole de Dieu, l’Eucharistie ?
Peut-être qu’en cette semaine de Carême, chacun pourrait prendre un petit temps de silence chaque jour, même deux minutes, pour dire :
« Seigneur Jésus, donne-moi ton eau vive. »

Conclusion
Sur la montagne, les disciples ont vu la lumière. Dans notre vie, nous ne voyons pas toujours cette lumière aussi clairement. Mais la source est là. Jésus est là. Et il nous invite : « Viens. Bois. N’aie pas peur. » Amen.

Abbé Thierry Piet, curé