UNE PRIÈRE POUR CHAQUE JOUR DE CARÊME.
Détail d’un vitrail de la cathédrale de Strasbourg.
« Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit :
donne-moi à boire c’est toi qui lui aurais demandé à boire et il t’aurait donné de l’eau vive. »
( Jn 4, 10)
« L’eau vive de Jésus est source pour la vie éternelle. »( Eloi Leclerc, prêtre franciscain )
17ème édition proposée par l’équipe de rédacteurs de la paroisse St Louis et Zélie Martin.
En lien avec le CCFD-Terre Solidaire
JEUDI 19 FÉVRIER 2026, 2ème jour de Carême.
Celui qui nous promettait de l’eau à satiété crie sa soif !
« Quiconque boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle » (Jean 4,13-14)
« Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive » (Jean 7,37)
« J’ai soif » (Jean,19,28)
QUEL PARADOXE !
Celui qui nous promettait de l’eau à satiété crie sa soif !
De quoi a-t-il soif ? D’eau ? Mais alors sa promesse de nous donner l’eau vive est-elle fiable ?
Est-ce le Fils de Dieu, tout-puissant, qui parlait dans les deux premiers cas et seulement, le Fils de l’Homme qui criait sa soif physique, bien compréhensible, sur cette croix ?
Mais le Fils de Dieu et le Fils de l’Homme ne font qu’un : Jésus-Christ, le Verbe de Dieu, la deuxième personne de la Sainte Trinité….
Alors, de quelle soif souffre Jésus ?
Est-il juste « empêché » de nous donner son « eau vive » sur la croix ?
Faut-il attendre le coup de lance pour qu’Il puisse nous donner cette Eau-Vive ?
Peut-être…
Peut-être Jésus brûle-t-il de la soif des âmes, de la crainte que son sacrifice soit inutile pour trop d’hommes ?
Peut-être brûle-t-il de la soif d’être aimé comme chaque humain le souhaite ?
Peut-être brûle-t-il de la soif d’être seulement consolé comme tout humain dans l’épreuve ?
Alors, donnons-lui à boire notre pensée, notre prière, notre amitié, notre amour, si petit soit-il, et ne laissons pas l’indifférence, l’habitude et/ou les soucis nous rendre sourds à ce cri : « J’ai soif ! ».
Donnons-lui notre âme, amenons-lui d’autres âmes,
et elles ne manquent pas celles qui ne le connaissent pas,
qu’Il puisse nous abreuver de cette « Eau vive », breuvage de sainteté et d’immortalité.
Consolons Jésus par notre vie toute entière donnée
même et surtout si cette vie est pleine de misère.
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©BFCM
MERCREDI 18 FÉVRIER 2026, mercredi des Cendres.
« Invités à boire à la Source de l’eau vive... »
À l’entrée du Carême, nous recevons les cendres comme un appel à revenir à Dieu et à faire de notre vie un chemin de vie. 40 jours pour revenir à l’essentiel : notre relation avec Dieu et entre nous.
Et nous sommes invités à la suite de la Samaritaine à découvrir et partager cette source d’eau vive avec nos frères.
Mon Dieu,
Je ne viens pas te demander
de faire un bon Carême
mais de me faire bon moi-même.
Je ne viens pas te demander de m’apprendre à me priver,
mais de m’apprendre à aimer.
Je ne viens pas te demander la justice des sacrifices,
mais la justice du cœur.
Non le mérite mais le pardon,
non la pénitence mais la joie,
car elle est pauvre.
Jean Debruynne
Source d’eau vive.
©MJG