Carême 2026 : INVITÉS à BOIRE à la SOURCE de l’EAU VIVE ...
Article mis en ligne le 31 mars 2026
dernière modification le 5 avril 2026

par MJG

UNE PRIÈRE POUR CHAQUE JOUR DE CARÊME.



Détail d’un vitrail de la cathédrale de Strasbourg.


« Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit :
donne-moi à boire c’est toi qui lui aurais demandé à boire et il t’aurait donné de l’eau vive. »

( Jn 4, 10)

« L’eau vive de Jésus est source pour la vie éternelle. »( Eloi Leclerc, prêtre franciscain )

17ème édition proposée par l’équipe de rédacteurs de la paroisse St Louis et Zélie Martin.
En lien avec le CCFD-Terre Solidaire


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DIMANCHE 5 AVRIL 2026, Dimanche de Pâques - Résurrection du Seigneur.

Christ est vraiment ressuscité ! Alléluia !


C’est Pâques ! Alléluia !

Nous avons cherché l’eau vive pendant 40 jours.
La Résurrection de Jésus que nous fêtons renouvelle nos cœurs, lave nos peurs et fait jaillir en nous une espérance plus forte que la mort.
Cette source ne tarit pas. Dieu nous abreuve sans cesse de sa grâce, nous invitant à renaître, à croire et à marcher dans sa lumière.
Prions pour tous les catéchumènes et les enfants baptisés en cette fête. Prions pour nous-mêmes qui renouvelons la grâce et les promesses de notre baptême.

Seigneur Jésus ressuscité, toi la source d’eau vive, viens remplir nos vies de paix et de joie.
Lave en nous ce qui est sec, fatigué ou blessé, et fais jaillir en nos cœurs une foi nouvelle.
Comme l’eau qui donne la vie, que ton Esprit coule en nous sans jamais se tarir
et apprends-nous à accueillir la grâce de ta Résurrection et à la partager autour de nous.
Amen. Alléluia !



Seigneur Dieu, regarde le visage de ton Église et fais jaillir en elle la source du Baptême ! Alléluia !

©BFCM


SAMEDI 4 AVRIL 2026, Samedi Saint, 40ème jour de Carême.

Veilleurs, tenez-vous en éveil !


Que se passe-t-il ? Aujourd’hui grand silence sur la terre !
Grande solitude ! Veilleurs, tenez-vous en éveil !
Le Dieu fait homme s’est endormi dans la mort ; le séjour des morts s’en est mis à trembler !
Dieu veut visiter ceux qui demeurent dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort
Car le Fils de l’Homme est venu pour chercher et pour sauver ceux qui étaient perdus.
Le Seigneur s’avance vers eux, muni de la Croix ; l’arme de la victoire : « Je te l’ordonne, ô toi qui dors, éveille-toi. »
C’est pour toi que moi, ton Dieu, je suis venu sur la terre, que j’ai été abandonné, comme un homme méprisé ; c’est pour toi que j’ai été livré aux Juifs et que j’ai été crucifié.
« Relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera ! »

Dans cette solitude, prions avec Marie :
Près de la tombe scellée les gardes veillent ; et pourquoi, si la vie est vaincue ?
Mais en ton cœur, Vierge Marie, quelle espérance veille ?
Comme jadis dans le temple, retrouveras-tu au troisième jour Celui que tu appelles dans la nuit ?
Vierge fidèle, dans la ténèbre où Dieu t’appelle
tu fais briller si haut ta foi que tu reflètes, sur nos croix, la paix du Christ et Sa lumière.
Mère de l’espérance, apprends-nous à demeurer, aujourd’hui, dans le silence de l’attente.



Au pied de la Croix, tu nous apprends l’Espérance...Ô notre Mère !

©MJG


VENDREDI 3 AVRIL 2026, Vendredi Saint, 39ème jour de Carême.

De l’eau et du sang...


« .. arrivés à Jésus et voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes ; mais un des soldats lui perça le côté avec sa lance, et aussitôt il sortit du sang et de l’eau. » ( Jn 19, 33-34)

De l’eau et du sang.

Tout est accompli. Jésus remet son esprit entre les mains du Père... En ce jour de la Passion qui va vers sa fin, pour qui passe par ce chemin y aurait-il autre chose à comprendre que l’échec de Jésus, la ruine d’une espérance qui avait rendu cœur à beaucoup, consolé les pauvres, relevé les humiliés, laissé entrevoir aux disciples que le temps était venu où Dieu accomplissait les promesses annoncées par ses prophètes ? Tout cela paraissait perdu.

Voilà que l’évangéliste Jean fixe nos yeux sur un détail minuscule : de l’eau et du sang coulent du côté du Crucifié. Ô étonnement ! La blessure ouverte par la lance du soldat est passage pour de l’eau et du sang, qui nous parlent de vie et de naissance. Le message est infiniment discret. Du corps de Jésus jaillit la source que le prophète a vu sortir du Temple (Ez 47, 1). La source qui grossit et se change en un fleuve puissant, dont les eaux assainissent et font fructifier tout ce qu’elles touchent sur leur passage.
Jésus n’avait-il pas désigné un jour son corps comme le temple nouveau ? Jésus n’avait-il pas parlé de sa chair et de son sang comme nourriture pour la vie éternelle ?
(Extrait de la méditation d’Anne-Marie Pelletier, bibliste, pour le Chemin de croix de 2017 à Rome)

Seigneur, Jésus, en ces jours saints du mystère pascal, renouvelle en nous la joie de notre baptême.
Quand nous contemplons l’eau et le sang qui coulent de ton côté,
enseigne-nous à reconnaître de quelle source notre vie est engendrée,
de quel amour ton Église est édifiée,
pour quelle espérance à partager au monde tu nous as élus et tu nous envoies.
(Prière pour la 12ème station – Chemin de croix de 2017 à Rome)



Blessure ouverte... Vie et Naissance !!!

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JEUDI 2 AVRIL 2026, Jeudi Saint, 38ème jour de Carême.

Ce soir, l’Église entre dans la Pâque de son Seigneur.


Ce soir, l’Église entre dans la Pâque de son Seigneur.
Jésus lève le voile sur sa véritable identité. Lui, Maître et Seigneur, est serviteur de tous. Il offre aux disciples la béatitude du service : "Heureux êtes-vous, si vous le faites."
Par l’offrande de sa vie, il enseigne les disciples. La joie du disciple est d’agir à la manière du Maître pour devenir avec lui et par lui, serviteur de ses frères et sœurs en humanité.
Ainsi, nous aussi, à la suite des disciples, nous sommes appelés par le Seigneur lui-même à nous laver les pieds les uns les autres :
« C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. » (Jn 13, 15)
Le geste du lavement des pieds est celui de la victoire de l’amour sur toute forme de combat. Cette folie de l’amour se dit en gestes.

Comme Lui, savoir dresser la table
Comme Lui, nouer le tablier, se lever chaque jour et servir par amour
Comme lui offrir le pain de sa présence aux gens qui ont faim d’être aimés.
Être pour eux des signes d’espérance au milieu de notre monde. (Robert Lebel)



L’Amour fou du Serviteur...

©BFCM


MERCREDI 1er AVRIL 2026, Mercredi Saint, 37ème jour de Carême.

C’est un chemin qui commence...


Seigneur Jésus,
nous venons à Toi simplement, tels que nous sommes.

Nous avons soif de quelque chose de vrai,
de quelque chose qui donne sens à nos vies,
et Tu es là pour répondre à cette soif.

En ce Mercredi Saint,
nous pensons à Ton amour,
un amour qui va jusqu’au bout,
jusqu’à donner Ta vie pour nous

Nous pensons aussi à la trahison de Judas Iscariot.
Dans nos vies aussi, il nous arrive de nous éloigner de Toi,
de Te laisser de côté,
ou de ne pas Te faire confiance.

Mais malgré cela, Tu ne renonces jamais à nous aimer.

Apprends-nous à Te laisser entrer dans nos vies,
à Te laisser nous transformer,
même lorsque cela nous demande de changer.

Pour certains, c’est un chemin qui commence,
pour d’autres, une foi déjà présente,
mais nous avons tous besoin de revenir à Toi.

Fais mourir en nous ce qui nous éloigne de Toi,
et fais naître en nous une vie nouvelle.

En ces jours saints,
aide-nous à Te faire confiance
et à avancer avec Toi.
Amen !


" Qu’à la fin de leur préparation, aux prochaines fêtes de Pâques, ils rencontrent le Christ dans les sacrements." (Extrait prière litanique du 1er scrutin)

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MARDI 31 MARS 2026, Mardi Saint, 36ème jour de Carême.

Si tu savais le don de Dieu


« Si tu savais le don de Dieu, quel est celui à qui tu parles, c’est toi qui m’aurais demandé de te donner l’eau vive, car l’eau que je te donnerai, en toi sera source de vie. » (Jn 4,10)

"Seigneur, donne-moi de cette eau, afin que je n’aie jamais soif. Tu es la source de la vie, Toi la lumière en qui je vois, enivre-moi de ton amour au fleuve de ta grâce.

Et si quelqu’un connaît la soif, s’il croit en moi, qu’il vienne et boive. Et de son sein l’eau jaillira comme un torrent d’eau vive, Jésus parlait de l’Esprit Saint qu’il donnerait à ceux qui croient.

En toi, femme de Samarie, est la figure de l’Église car c’est de foi qu’il avait soif, Lui qui demande à boire, déjà tu bois, toute enivrée, l’eau qui étanche toute soif.

Toi qui venais puiser de l’eau, je t’ai puisée de ton abîme sans eau, j’ai purifié ton cœur, en toi j’ai fait couler ma vie, c’est de la croix qu’ils ont jailli : l’eau et le sang versé pour tous."

" Seigneur, donne-moi de cette eau,
Afin que je n’aie jamais soif
Tu es la source de la vie,
Toi la lumière en qui je vois,
Enivre-moi de ton amour
Au fleuve de ta grâce."
(André Gouzes, o.p.)



Je t’ai puisée de ton abîme sans eau...

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Pour écouter ce chant cliquer ici

© 1977, Éditions de l’Abbaye de Sylvanès (Paroles : A. Gouzes, o.p. – Musique : J.-S. Bach (18e s), ADF Bayard Musique.


LUNDI 30 MARS 2026, Lundi Saint, 35ème jour de Carême.

L’Eau, la plus précieuse des richesses pour les hommes et la nature...


L’Eau vive, ces mots me ramènent à de joyeux souvenirs des veillées de mon enfance quand nous apprenions en famille et avec les voisins cette toute nouvelle chanson de Guy Béart.

Plus tard, l’Eau Vive a pris place dans ma découverte de la Parole du Christ ancrée dans le concret de nos vies. Jésus prend l’image de l’eau vive, aussi douce que puissante, mais surtout vitale pour les hommes comme pour la nature pour nous démontrer la vitalité de l’Amour du Père.
En effet, nous ne pouvons pas vivre sans eau même si elle est parfois dévastatrice comme pour nos frères très éprouvés par les dernières inondations.

« Si tu savais le don de Dieu » ces mots de Jésus parlent de l’infini et de la puissance de cet amour qui s’offre à nous avec une inlassable tendresse, sans contrat, sans limite...
Serions-nous alors assez fous pour délaisser, dédaigner ce don ?

Vivre en disciple du Christ, c’est rechercher cette Eau Vive, l’amour infini du Père, c’est avoir soif de sa Parole.

Et quelque soit notre foi, si nous cherchons, il y aura toujours auprès de nous un puits où se désaltérer.
Une rencontre, un partage, un sacrement, une lecture, un pardon, un appel, un parcours dans les textes de l’Évangile...

L’autre aspect de la vie de disciple du Christ, très important pour moi, c’est tendre à devenir soi-même Eau Vive pour nos frères.

Ce temps de carême nous ramène à notre promesse de baptisés :
répondre à la peine, la souffrance, la faim, la soif de dignité de nos frères.
Nos réponses ne doivent pas rester seulement humaines mais s’offrir
comme des signes lisibles de l’amour du Père pour les conduire à s’étonner et reconnaître le don de l’Amour.
L’Amour reçu, l’Amour retransmis.



L’Eau Vive du Baptême... pour vivre en frères.

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DIMANCHE 29 MARS 2026, Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur.

« ...devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. » (Ph 2,8)


« Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. »
(Ph 2, 7-8)

Jésus entre dans Jérusalem, non pas à cheval comme un roi de guerre, mais sur une ânesse, monture des humbles. La foule acclame, jette ses manteaux, coupe des branches.
Les puissants de l’Histoire ont souvent gravé leur nom dans la pierre par la violence. Jésus, lui, inscrit son passage dans la chair blessée du monde, et dans le cœur de celles et ceux qui espèrent encore.
Son triomphe est celui d’une fidélité plus forte que la haine.
Dans nos sociétés aujourd’hui marquées par la violence, Jésus invite ceux qui voudraient le suivre à choisir cette voie-là : celle du service, de la non-violence et de l’abandon confiant à la volonté du Père.
Mireille Ahossi o.p.,livret Carême CCFD-Terre Solidaire

« Âme de Jésus-Christ, sanctifiez-moi.
Corps de Jésus-Christ, sauvez-moi.
Sang de Jésus-Christ, enivrez-moi.
Eau du côté de Jésus-Christ, lavez-moi.
Passion de Jésus-Christ, fortifiez-moi.
Ô bon Jésus, exaucez-moi.
Cachez-moi dans vos plaies.
Ne permettez pas que je sois jamais séparé de vous.
Défendez-moi contre la malice de mes ennemis.
Appelez-moi à l’heure de ma mort.
Et ordonnez-moi d’aller avec vous.
Afin que je vous loue avec vos Saints.
Dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il. »
Attribué à St Ignace de Loyola

Pour écouter le chant


Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.

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SAMEDI 28 MARS 2026, 34ème jour de Carême.

Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour.


Puisque les premières paroles de Jésus à la Samaritaine sont : « Donne-moi à boire », nous savons qu’Il a soif.
Dans quelques jours sur la croix, Il le redira : « J’ai soif ».
Bien sûr, Jésus a soif d’amour, et comme dit l’adage : " Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour ".

Durant ces dernières semaines qui me séparent de votre passion et de votre résurrection, Seigneur, je veux vous offrir des preuves de mon amour pour vous.
Je veux vous consoler de vos souffrances et de votre tristesse en vous offrant les petites gouttes d’eau de mes actions quotidiennes offertes pour vous.
Je veux accepter les contrariétés avec le sourire, être patient avec mon interlocuteur, ou l’automobiliste devant moi, répondre gentiment à quelqu’un d’agressif, rester bien concentré sur mon travail au lieu de me divertir sur internet, ne pas critiquer mon prochain.

Ces petites choses ne sont rien, mais elles sont tout ce qui nous tournent vers vous, Seigneur.
Comme le prêtre en son calice, offrons aussi nos gouttes d’eau... le plus modeste sacrifice, devient alors un pur joyau.



Comme cette eau se mêle au vin pour le sacrement de l’Alliance...

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VENDREDI 27 MARS 2026, 33ème jour de Carême.

Elle est longue, très longue cette liste des "Assoiffés" !


Elle est belle, Jésus, cette rencontre entre la Samaritaine et toi, vous avez tous les deux soif !
Elle d’eau pour se désaltérer. Toi, pas que d’eau mais aussi de rencontre, de partage...
Vous repartez tous les deux, heureux de cette rencontre où tu l’invites à boire à la "source d’eau vive" pour qu’elle n’ait plus jamais soif.

C’est fou ce que tu peux mettre en route, relever ceux que tu rencontres.
C’est une belle histoire qui me fait rêver d’un monde où toutes les soifs seraient étanchées, que l’amour, le respect, la solidarité... seraient des "sources d’eau vive" pour tous les Hommes.
Elle a soif, très soif, Seigneur, cette foule immense.
Ils ont soif de respect de dignité tous ces enfants, ces jeunes victimes de violence, de harcèlement.
Ils ont soif de paix, de liberté, ces enfants, ces femmes, ces hommes victimes des guerres et des assoiffés de pouvoir et de richesse.
Elles ont soif de notre accueil ces foules qui fuient leur terre pour des raisons climatiques, de pauvreté ou de guerre.
Elle est longue, très longue cette liste des "Assoiffés" !

Alors, Seigneur, peux-tu comme pour la Samaritaine faire quelque chose pour eux ?
Non ? Comment ça ? Pourquoi pas ?
Ah oui, je comprends ! Tu comptes sur nous pour être des acteurs dans le monde où tu nous envoies.
Alors, Seigneur, je t’en prie, fais de nous des étancheurs de soif qui travaillent à rendre notre monde plus agréable à vivre pour tous les blessés de la vie.



Tu comptes sur nous...

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JEUDI 26 MARS 2026, 32ème jour de Carême.

Quand j’ai soif, envoie-moi quelqu’un qui ait besoin d’eau.


Nous vivons le carême à travers les saints et le silence. Lorsque nous faisons le silence, nous entendons l’eau couler. Nous avons besoin d’eau pour vivre.
Nous avons lu la vie de Mère Térésa. Elle et ses sœurs étaient présentes pour ceux qui avaient besoin. Nous avons retenu de sa vie : elle donne aux autres.

« Seigneur, quand je suis affamé, donne-moi quelqu’un qui ait besoin de nourriture.
Quand j’ai soif, envoie-moi quelqu’un qui ait besoin d’eau.
Quand j’ai froid, envoie-moi quelqu’un à réchauffer.
Quand je suis blessé, donne-moi quelqu’un à consoler.
Quand ma croix devient lourde, donne-moi la croix d’un autre à partager.
Quand je suis pauvre, conduis-moi à quelqu’un dans le besoin.
Quand je n’ai pas de temps, donne-moi quelqu’un que je puisse aider un instant.
Quand je suis humilié, donne-moi quelqu’un dont j’aurai à faire l’éloge.
Quand je suis découragé, envoie-moi quelqu’un à encourager.
Quand j’ai besoin de la compréhension des autres, donne-moi quelqu’un qui ait besoin de la mienne.
Quand j’ai besoin qu’on prenne soin de moi, envoie-moi quelqu’un dont j’aurai à prendre soin.
Quand je ne pense qu’à moi, tourne mes pensées vers autrui.
Amen. » (Mère Térésa)



Donner aux autres...

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MERCREDI 25 MARS 2026, Fête de l’Annonciation, 31ème jour de Carême.

Curieuse Pédagogie d’Amour !


Quelle " belle confession " ! si bien accompagnée, que celle de la Samaritaine avouant la réelle vérité de sa situation, " non maritale " à Jésus qui la lui révèle… en profondeur.
Et c’est pourtant lui Jésus, qui vient " mendier " sa soif physique, en premier, à celle à qui il dévoile une soif spirituelle qu’elle ignore d’elle même…
A bien regarder, d’autres passages de l’Évangile nous enseignent la même démarche d’humilité de Jésus face à notre humanité.
 Quand il demande à Jean le Baptiste tout étonné, d’être baptisé de ce " Baptême de conversion " avant que la " Voix venue du Ciel " ne révèle Jésus comme Fils de Dieu…
 Quand les apôtres s’inquiètent pour nourrir les foules, Jésus demande tout d’abord qu’on lui amène les cinq pains et les deux poissons… nous connaissons ensuite les fruits de Sa bénédiction…
 Lorsque Jésus lave les pieds des apôtres… prémices de leur rôle, guidés par Esprit Saint, de fondateurs de l’Église du Christ au cœur de notre humanité...etc.

Et nous ?

Combien sommes-nous à nous épuiser en vain à vouloir nous sauver " par nos propres forces " ?…
Offrons nous au Seigneur notre " pauvre foi " dont il a si soif afin qu’abreuvés de l’eau de Sa Grâce nous devenions " Témoins Vivants " d’un don d’Amour et de Miséricorde qui nous dépasse ?

« Si le Seigneur ne construit la maison en vain travaillent les maçons. » (Ps 126,1)
Alors aujourd’hui nous laisserons-nous aborder, avec nos limites, par l’inconnu, l’étranger, quelle que soit la nature de sa " soif " ?…
Qui sait ?… C’est peut-être aussi Jésus à travers lui qui nous demande à boire ?… Entrons en charité !

A l’inverse, avons-nous l’humilité de solliciter notre prochain face à nos " soifs " (failles, fragilité, dépendances, handicaps) afin de susciter en lui à son tour, des élans de charité, puisés de la source de son cœur dont il ignore peut être l’origine ? Mt (10,42) et Mc (9-10,41)

Ô Jésus, Don de Dieu en notre humanité,
à Toi notre « TOUT » nous t’offrons notre « PEU », abreuvé de l’Esprit Saint ,
afin que par Ta Grâce vivifiante nous devenions des " PEUT-TOUT " en Charité…
intarissable Source d’Amour et de Miséricorde…



Recevoir de son Cœur le don d’Amour et de Miséricorde...

©BFCM


MARDI 24 MARS 2026, 30ème jour de Carême.

Revenir à la source par la prière...


Le jour de mon baptême, j’ai reçu l’eau vive par laquelle Jésus m’a dit « je t’aime ». Dans mon cœur, son eau claire a fait naître une lumière que je ne peux pas garder pour moi.
Cette eau vive, tout baptisé a pour mission de la répandre autour de lui, de la faire jaillir dans sa vie afin de faire connaître l’amour immense que Dieu nous donne.

Je peux vivre cela de façon simple : en partageant un sourire, un bonjour avec les personnes que je croise, en donnant une parole d’espoir à une personne découragée ou dans la peine,
en partageant une joie, un chagrin... Par toute marque d’attention, d’écoute, d’aide, de partage, je deviens porteur d’eau vive pour mes frères et sœurs.

Pour cela, il me faut revenir à la source par la prière, l’écoute et la méditation de la parole de Dieu. J’ai besoin aussi de me nourrir de son corps et de son sang dans l’Eucharistie.

« Jésus, donne-moi l’eau vive de ton amour afin que celui-ci déborde de mon cœur pour que je puisse aimer comme toi » (Théoservices66)



L’eau vive jaillit dans notre vie...

©BFCM


LUNDI 23 MARS 2026, 29ème jour de Carême.

Devenir porteur d’eau vive avec les enfants de l’Éveil à la foi et les CE1.


Un jour, Jésus s’arrête près d’un puits en Samarie. Une femme vient chercher de l’eau. On l’appelle la Samaritaine. Jésus lui demande à boire. Elle est surprise, car les Juifs et les Samaritains ne se parlaient pas beaucoup.
Alors Jésus lui dit :
« Si tu savais le don de Dieu… Je te donnerais une eau vive. »
Mais de quelle eau parle-t-il ? Ce n’est pas l’eau du puits. C’est l’eau de l’amour de Dieu, une eau qui donne la joie, la paix et la vie pour toujours.
La femme comprend que Jésus est quelqu’un de très spécial.
Elle est tellement heureuse qu’elle court prévenir les habitants de son village : « Venez voir ! »
Elle devient ainsi porteuse d’eau vive pour les autres.

L’eau vive, c’est l’amour de Dieu ; C’est la joie qui vient du cœur ; C’est la parole gentille, le pardon, le partage ; C’est la présence de Jésus dans notre vie.

Quand on reçoit cet amour, on ne peut pas le garder pour soi.

Pendant le Carême je vais essayer d’être porteur d’eau vive en :

- ne me disputant pas avec mes frères et sœurs.
- demandant pardon à papa et maman quand je n’ai pas été gentil.
- aidant les parents.
- donnant la main aux copains de l’école même si je ne les aime pas beaucoup.
- priant Jésus pour qu’il m’aide à lui ouvrir mon cœur.
- pensant à dire merci à Jésus pour l’Amour qu’il me donne.



Nos efforts de carême !

©MJG


DIMANCHE 22 MARS 2026, 5ème dimanche de Carême, 3ème scrutin des catéchumènes.
Quête ce jour pour le CCFD-Terre Solidaire

Au cœur de nos nuits la vie peut renaître...


Le récit de la résurrection de Lazare (Évangile selon Jean 11, 1-44) révèle Jésus comme « la résurrection et la vie ».
Devant la souffrance de Marthe et de Marie, il partage leurs larmes, manifestant un Dieu proche et compatissant.
Puis, en appelant Lazare hors du tombeau, il montre que sa parole est plus forte que la mort.
Ce signe annonce la victoire pascale et invite chacun à croire que, même au cœur de nos nuits, la vie peut renaître.
(Mireille Ahossi o.p., livret Carême CCFD-Terre Solidaire)

Seigneur Jésus, toi qui es la résurrection et la vie,
viens relever ce qui est blessé ou endormi en moi.
Donne-moi une foi confiante et fais-moi marcher dans la lumière de ton espérance.
Amen !



Lumière pascale au cœur de nos nuits...

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SAMEDI 21 MARS 2026, 28ème jour de Carême.

Sois notre pluie !


Sois, toi-même, le courant qui nous porte.
car notre flux ne va pas jusqu’à Toi.
Sois notre pluie dans notre aridité,
sois fleuve à travers notre contrée
afin que de Toi seul elle reçoive la fécondité.
Et lorsque l’eau vive aura fait naitre
en nous des fleurs et des fruits,
alors ne nous en attribuerons pas le mérite,
car tout vient de Toi.
D’emblée, nous les déposerons auprès de Toi ;
parmi les biens indivisibles,
pour que tu en disposes librement.
Ce sont les fruits de notre terre,
mais c’est Toi qui les as suscités
Tu t’en serviras pour tes propres fins ou pour nous ;
ou tu les réserveras pour un frère démuni de tout.

Cardinal Hans Urs von Balthasar , théologien suisse (1905-1988)
Revue PRIER de juillet et août 2022

" Sois notre pluie dans notre aridité,
sois fleuve à travers notre contrée
afin que de toi seul elle reçoive la fécondité. "



Le courant qui nous porte ...

©MJG


VENDREDI 20 MARS 2026, 27ème jour de Carême.

Communion...Rencontre au bord du puits...


« Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit donne-moi à boire »(Jn 4,10)

Il s’agit d’accueillir celui qui vient à nous pour nous renouveler de sa Parole et de ses sacrements.
Par l’Eucharistie, Tu ne nous donnes plus seulement de l’eau, mais Ton Corps et Ton Sang. Tu es le Pain de Vie et la Coupe du Salut.
Fais que chaque communion soit pour moi cette rencontre au bord du puits, où mon âme assoiffée trouve enfin le repos en Toi.

Seigneur, que tes sacrements ne soient pas des rites d’habitude,
mais des rendez-vous d’amour où je viens "boire à la source" pour repartir vers mes frères,
le cœur débordant de ta présence.
Amen.



Pain de Vie et coupe du Salut ...

©BFCM


JEUDI 19 MARS 2026, Fête de Saint Joseph, 26ème jour de Carême.

Donne-moi à boire de cette eau...


Seigneur, donne-moi à boire ; j’ai soif ; j’ai soif de Toi ; soif de Te connaître, de Te voir ;
je suis fatigué de marcher à tâtons dans le noir vers Ta lumière, gorge sèche, gosier en feu, mon âme a soif, a soif de Toi.
Donne-moi à boire de cette eau que Tu nous promets, cette eau telle que ceux qui la boivent n’auront plus jamais soif.
L’eau que Moïse a fait jaillir du rocher, l’eau qui m’a baptisé, l’eau qui symbolise la propreté, la vie, le renouveau, l’eau qui me lave de mon péché, qui baigne mes aridités.

J’ai soif de justice, d’amour, de vérité
J’ai soif de Te contempler au Ciel, en pleine lumière
Sitio, j’ai soif !



Sitio – j’ai soif !

©BFCM


MERCREDI 18 MARS 2026, 25ème jour de Carême.

Quelle est donc cette eau aux tels pouvoirs ?


Dans l’Évangile de la Samaritaine, Jésus, fatigué par la route qu’il vient de parcourir, demande de l’eau à la femme, au puits. Une gorgée d’eau vive.
C’est la relation d’un épisode anecdotique. Lorsque la Samaritaine l’interrogeant, reçoit comme réponse : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle », voici la parole du Christ.
Cette parole est, à plusieurs reprises, illustrée par la thématique de l’eau.
Ainsi ( Mt 10, 42 ) « Je vous le déclare, c’est la vérité, la personne qui donne même un simple verre d’eau fraîche à l’un de ces petits parmi mes disciples, parce qu’il est mon disciple, recevra sa récompense. »
Quelle est donc cette eau aux tels pouvoirs ? Quelle sorte de soif étanche-t-elle ? N’est-elle pas la parole de Dieu, encourageante et vivifiante ? Celle qui rafraîchit, purifie, désaltère et plus encore redonne vie, conduit au salut ?

Seigneur, ne suis-je pas trop avare de l’eau de ta Parole ?
Aide-moi à m’y ressourcer sans cesse et toujours
Et à en faire don largement, généreusement, autour de moi.
Amen.



Ta Parole pour notre Vie...

©BFCM


MARDI 17 MARS 2026, 24ème jour de Carême.

« Jésus fera route avec nous et nous donnera l’eau qui désaltère.


« Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : donne-moi à boire, c’est toi qui lui aurais demandé à boire et il t’aurait donné de l’eau vive. » (Jean 4,10)

« …Jésus, assis sur la margelle d’un puits, engage la conversation avec une femme venue puiser de l’eau. Il évoque une source qui rafraichit l’âme et jaillit en vie éternelle. La femme boit ses paroles car, malgré tous ses efforts pour trouver le bonheur et pour honorer la religion qu’elle tient de ses ancêtres, elle n’est pas heureuse. Jésus lui propose simplement de le reconnaître comme le Messie venu sur la terre pour répondre aux besoins les plus profonds de l’être humain, et étancher sa soif de bonheur et de certitude…
Pour nous qui, bien souvent aspirons à la paix et au repos sans y parvenir pleinement, qui avons peur de l’avenir et sommes enfoncés dans nos problèmes à ne savoir plus comment sans sortir, seul Jésus vient nous libérer de notre misère, de notre culpabilité et nous donne la paix et une dignité renouvelée. Jésus fera route avec nous et nous donnera l’eau qui désaltère. »
(Extrait d’un commentaire de la Bonne Semence)

Seigneur Jésus, toi qui a vaincu le mal et la mort par l’amour,
Viens nous illuminer par la lumière de Pâques,
Renforce en nous cette espérance de recevoir la vie éternelle que rien ni personne ne pourra nous enlever
Et donne-nous la force de la partager comme des pèlerins et des témoins.
Que ce temps du Carême soit pour nous une occasion de nous ressourcer pour nous préparer à accueillir la joie de Pâques.



Étancher sa soif...

©MJG


LUNDI 16 MARS 2026, 23ème jour de Carême.

Laissons-nous surprendre par Jésus


Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi.
Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » (Jn 4, 6-7)

Dans son Amour infini, Jésus a soif de nous. Ce qu’il dit à la femme, s’adresse à chacun.
Cherchons-nous le silence de la prière pour entendre sa voix ?

La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains. (Jn 4, 9)

Et c’est un dialogue inattendu. La femme croise le regard de Jésus. Avons-nous croisé le regard du Christ ? Il se reçoit quand le cœur est prêt à donner, à faire aumône.
Laissons-nous surprendre par Jésus et faisons confiance à son regard.

Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : “Donne-moi à boire”, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. » Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où as-tu donc cette eau vive ? » (Jn 4, 10-11)

Le carême nous invite au jeûne, à poser ce qui gêne nos vies.
Nous n’avons besoin de rien pour que Jésus se révèle,
Il attend notre cri du cœur : « Seigneur, j’ai soif de Toi ».
Recevons-Le dans les sacrements.



...Faisons confiance à son regard.

©BFCM


DIMANCHE 15 MARS 2026, 4ème dimanche de Carême, 2ème scrutin des catéchumènes.

Notre obscurité... La vraie Lumière...


Le récit de l’aveugle-né (Évangile selon Jean 9, 1-41) révèle Jésus comme « lumière du monde ».
En rendant la vue à cet homme, il ne guérit pas seulement ses yeux, mais ouvre aussi son cœur à la foi.
Tandis que les pharisiens s’enferment dans l’aveuglement spirituel, l’ancien aveugle avance pas à pas vers une confession courageuse : « Je crois, Seigneur. »
Cet évangile nous rappelle que reconnaître notre obscurité est déjà recevoir la vraie lumière.

(Mireille Ahossi o.p., livret Carême CCFD-Terre Solidaire)

Seigneur Jésus, lumière de ma vie, ouvre mes yeux à ta présence.
Délivre-moi de mes aveuglements intérieurs et fais grandir en moi une foi simple et courageuse. Amen.



Lumière du monde pour le monde.

©MJG


SAMEDI 14 MARS 2026, 22ème jour de Carême.

... Pour tous ceux qui ont soif ...


J’aime savourer
quelques gouttes d’eau
dans un désert de chaleur,
goûter le parfum de la pluie
sur des champs craquelés
de sécheresse,
apaiser près d’un torrent
la fatigue d’une marche ...
J’aime croire
que l’amour de Dieu
est une source sans fin
pour tous ceux qui ont soif ...

© Benoît Marchon et Josse Goffin - Poèmes pour prier. Ed. du Centurion.


Une source sans fin...

©BFCM


VENDREDI 13 MARS 2026, 21ème jour de Carême.

La prière du verre d’eau… des Pèlerins de l’Eau Vive.


Jésus vient étancher toutes nos soifs, il nous rejoint comme il a rejoint la Samaritaine, abstinents ou non. Il est avec nous. Réciter cette prière, c’est affirmer que nous croyons qu’il est avec nous à chaque instant de nos journées et nous tend cette eau vive qui nous fait vivre. Et c’est pourquoi notre mission s’appelle « les Pèlerins de l’Eau Vive ».
Nous disons cette prière du verre d’eau en union avec tous les Pèlerins, les malades de l’alcool et les co-dépendants. La co-dépendance est un trouble de la relation, caractérisé par une forte dépendance vis-à-vis d’un partenaire qui présente une dépendance à l’alcool. La personne co-dépendante souhaite l’aider à n’importe quel prix, en sacrifiant ses propres besoins au profit de son partenaire.
On peut élargir cette prière à toutes nos dépendances.

Seigneur à mon secours.
Avec l’aide de l’Esprit Saint,
Je me décide à préférer aujourd’hui
Jésus Christ, mon sauveur à mon alcool.
Bienheureuse Vierge Marie,
Je remets mon choix dans tes mains.
Prie pour que je tienne bon,
Ô mon père du ciel,
Entends mon cri de malade,
Prends pitié de moi,
Et donne-moi le courage
De recommencer cette prière demain.
Notre Dame des Missions impossibles
Priez pour nous



Je remets mon choix dans tes mains...

©BFCM


JEUDI 12 MARS 2026, 20ème jour de Carême.

" Fais-nous voir, Seigneur, ton amour et donne-nous le salut. " (Ps 84, 8)


Dans la tourmente et la paix de nos vies,
Dans la douleur et la joie de nos vies,
Dans la révolte et l’acceptation de nos vies,

Dans l’indifférence et l’attention aux autres,
Dans la peur et l’accueil des autres,
Dans le mépris et l’admiration des autres,

Il est bon, à travers tout ce qui s’entremêle, se bouscule et s’apprivoise dans notre existence, de pouvoir dégager l’accès à la Source salvatrice et vivifiante du Fils.
Il est venu nous montrer le Père dans l’Esprit.

Que cette source irrigue et nourrisse notre foi dans le quotidien de nos vies !
« Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur... Il sera comme un arbre planté près des eaux qui pousse, vers le courant, ses racines. » (Jr 17, 7-8a)
Source inépuisable d’amour, de confiance et d’espérance, Trinité sainte,
accorde-nous de vivre et revivre notre "plongeon" baptismal dans la nuit de Pâques.
Vivre la vie, vivre de Ta Vie !
« Notre secours est dans le nom du Seigneur qui a fait le ciel et la terre. » (Ps 123, 8)


Les eaux baptismales du Jourdain...

©BFCM


MERCREDI 11 MARS 2026, 19ème jour de Carême.

Le chemin qui mène à toi n’est pas toujours facile...


Enfant, j’arpentais la colline en face de notre maison, pour aller à la source ! Une petite source, au milieu des fougères d’où s’écoulait une eau pure et potable, qui alimentait notre village.
Cette source, un simple jaillissement d’eau ! Cette source, tout un jaillissement d’eau !

Qu’elle était belle, et d’autant plus peut-être, que le chemin qui menait à elle était difficile, qu’elle était cachée, qu’elle était là offerte à qui voulait la voir, toujours présente même lorsque je m’en éloignais.
Seigneur mon Dieu, que tu es beau, et d’autant plus peut-être, que le chemin qui mène à toi n’est pas toujours facile, tu restes caché en toute humilité alors que tes œuvres sont éclatantes de ta beauté, tu es là offert à mes yeux, toujours présent même lorsque je m’éloigne de toi.

Le chemin qui mène à toi n’est pas toujours facile, alors que tu es présent en toute chose et en tout temps. Pas toujours facile, non pas parce que tu le rendrais difficile, mais par ce que je suis pécheur, parce que j’analyse trop souvent les choses en recherchant les preuves de ton existence comme si j’osais te mettre à l’épreuve.
En ce carême mon Dieu, je chemine vers toi. Tu es la source de toute vie, Joie et Paix en toi et par toi, présent en toute création, en chacun de mes frères.

Ce matin, Seigneur, je te prie, je te rends grâce.
Je veux suivre Marie de Béthanie, aller à ta rencontre directement, simplement et de tout mon cœur ;
aller à la rencontre de mon Prochain directement, simplement et de tout mon cœur.



Un simple jaillissement , tout un jaillissement d’eau...

©BFCM


MARDI 10 MARS 2026, 18ème jour de Carême.

L’accès à la source m’ouvre une vie nouvelle… la rencontre désirée entre Dieu et moi.


Je crois que Dieu est source de Vie, source d’Eau Vive.
Je crois que Dieu Amour infini a déposé au plus profond de moi cette Source d’Amour.
Mais, blessé par mes péchés, j’ai laissé cette source s’enliser.
Il me faut tenter de la dégager pour laisser l’Eau vive couler en moi.
Je ne peux pas tout seul.
Il me faut demander la miséricorde de Dieu pour guérir ce qui fait obstacle à l’écoulement de son Amour.
Je ne demande pas une récompense, je demande à Dieu sa grâce. C’est elle qui peut me transformer, me donner la capacité à Aimer comme Dieu aime.
Alors l’accès à la source m’ouvre une vie nouvelle, c’est la rencontre désirée entre Dieu et moi.

Seigneur, source infinie d’Eau vive,
Je viens vers Toi avec un cœur humble.
Verse sur moi ta miséricorde et ta grâce.
Enlève tout obstacle qui me sépare de Toi,
Dégage l’accès à la Source Divine,
Restaure mon âme, fortifie ma foi
Et remplis-moi de Paix.
Amen



Lave-moi Seigneur !

©MJG


LUNDI 9 MARS 2026, 17ème jour de Carême.

" Désensevelir Dieu... "


" Il y a en moi un puits très profond. Et dans ce puits, il y a Dieu. Parfois je parviens à l’atteindre. Mais plus souvent, des pierres et des gravats obstruent ce puits, et Dieu est enseveli.
Alors il faut le remettre au jour." Etty Hillesum - Une vie bouleversée Ed. Seuil.

Toi mon Dieu, où T’ai-je enseveli ? Sous quels gravats Te trouves-Tu réduit au silence ?
Ceux de ma suffisance, de mon orgueil, de mon égoïsme.
Te remettre au jour... Te donner la place de l’essentiel dans ma vie, dégager le superflu.
Renaître à ta Vie, à la source de l’eau vive de mon baptême.

Fais que je sache où Te chercher, où essayer de T’atteindre...
Tu es dans mon quotidien, chez mes proches... Là où je ne T’attends pas, où je ne T’espère plus...
Fais, Seigneur Jésus, que je Te laisse venir jusqu’à moi et demeurer en moi !



" Il y a en moi un puits très profond. Et dans ce puits, il y a Dieu. "

©BFCM


DIMANCHE 8 MARS 2026, 3ème dimanche de Carême, 1er scrutin des " appelés " de la paroisse : Maé et Pacôme

Sauver et offrir l’eau vive


L’histoire de la Samaritaine (Évangile selon Jean 4, 1-42) nous montre un Jésus qui franchit les barrières culturelles et religieuses pour rejoindre une femme en quête de vérité.
En lui demandant à boire, Jésus révèle sa soif la plus profonde : celle de sauver et d’offrir « l’eau vive », symbole de la grâce qui étanche la soif du cœur humain.
La Samaritaine, transformée par cette rencontre, devient témoin auprès des siens.

(Mireille Ahossi o.p., livret Carême CCFD-Terre Solidaire)

Seigneur Jésus, toi qui connais ma soif la plus intime, viens à ma rencontre.
Donne-moi ton eau vive, purifie mon cœur et fais de moi un témoin joyeux de ton amour. Amen.



Seigneur Jésus, tu es pour les catéchumènes la source dont ils ont soif et le maître qu’ils cherchent.

©BFCM


SAMEDI 7 MARS 2026, 16ème jour de Carême.

Quitter nos puits asséchés pour une vraie conversion...


Tels la Samaritaine qui vient par habitude puiser l’eau au puits, nous nous activons à nos occupations quotidiennes : nous courons d’un puits à l’autre pour des choses temporaires et superficielles comme la réussite, l’argent, les relations etc…Ce sont les sources passagères qui peuvent apaiser mais ne transforment pas.

« Ils m’ont abandonné moi la source d’eau vive, pour se creuser des citernes lézardées qui ne tiennent pas l’eau. » (Jr 2,13)

L’eau que Jésus nous offre change notre cœur, elle est vivante et profonde.
C’est une source intérieure de vie éternelle.
Elle nous aide à nous remettre en question, à reconnaître nos propres limites, à ouvrir notre cœur à Dieu.
Elle nous aide à quitter nos puits asséchés pour une vraie conversion.

Seigneur Jésus, regarde-moi avec amour,
même dans mes soifs cachées, dans mes faiblesses et mes élans superficiels.
Tu connais mes puits asséchés, ceux que j’ai cherchés pour étancher ma soif sans y parvenir.
Donne-moi ton eau vive, celle qui jaillit en moi comme une source intérieure,
qui désaltère, guérit, transforme et renouvelle.
Amen !



Citerne lézardée qui ne tient pas l’eau...

©MJG


VENDREDI 6 MARS 2026, 15ème jour de Carême.

« Nous avons nous-mêmes le sentiment que ce que nous faisons n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan.
Mais l’océan serait moins grand sans cette goutte. » Mère Teresa


Tous nous avons besoin d’eau, les hommes, les animaux, les plantes, elle apporte la force, la puissance de la vie. Une source passagère se tarit et ne suffit pas à nous rassasier, il faut que cette eau soit vive et présente à chacun de nos jours, de nos gestes.
Une rivière, une cascade, le chant de l’eau est relaxant et apaisant, il apporte la sérénité de notre esprit, comme la Bonne parole, la parole du Christ, celle qui résonne au plus profond de nous, même sans aucun mot.
Chacun dans son existence, traverse des moments de sécheresse, de solitude. C’est dans ces moments où il est important de se ressourcer, de s’abreuver, chacun de sa manière pour renaître et reprendre goût à ce qui nous entoure, comme un nouveau printemps. Il est important de ne pas perdre une goutte de cette vitalité pour garder force et courage sur les chemins de la vie.

L’eau qui emporte tout, lave et fait revivre après son passage, mais laisse aussi des traces, des empreintes, pour ne pas oublier ce qui s’est passé, apprendre de nos erreurs. Autant vivifiante que redoutable elle lave de toutes souillures physiques ou spirituelles, elle apporte la vie, la fait fructifier.

" La vie c’est de l’eau. Si vous mollissez le creux de la main, vous la gardez. Si vous serrez les poings, vous la perdez. " Jean Giono

Source d’eau vive, Jésus-Christ
Donne-nous ton Esprit.
Si tu savais la longue route
Pour te rejoindre auprès du puits
tu ouvrirais ton cœur qui doute
pour accueillir le don Dieu.
(Claude Tassin)



Que notre goutte d’eau se perde dans l’océan d’Amour de Dieu !...

©BFCM


JEUDI 5 MARS 2026, 14ème jour de Carême.

Ce courage de Le suivre, c’est Lui-même qui nous le donne par cette eau jaillissante...


L’Évangile de la Samaritaine me rappelle les mots du Saint Curé d’Ars : « Venez à la communion, venez à Jésus, venez vivre de lui, afin de vivre pour lui. »

Dans ce récit, le Christ nous appelle à Le suivre et à nous abandonner à Lui. En nous remettant entre Ses mains, nous ne puisons plus dans nos propres forces, mais dans celle du Père qui nous guide et nous protège par son Amour infini. Cette source d’eau jaillissant pour la vie éternelle est un torrent d’amour indissoluble, dont l’esprit humain peut à peine imaginer la portée.
"Il est là celui qui nous aime tant... !" s’exclamait le Saint Curé d’Ars.

Il fut un temps où je croyais que, dans les épreuves de nos vies, Dieu était loin, comme étranger à nos souffrances. Cependant, j’ai compris que c’est nous qui étions aveugles, nous ne voyions pas qu’il était notre "deuxième jambe" lorsque nous boitions.

L’Évangile de la Samaritaine est, à mes yeux,
le témoignage d’un acte d’amour infini.
Un amour qui guérit les plaies et les souffrances intérieures.
À travers cet Évangile, Dieu nous appelle à nous convertir sans cesse et à marcher dans ses pas.
Et ce courage de Le suivre, c’est Lui-même qui nous le donne par cette eau jaillissante.



Cascade d’eau jaillissante...Torrent d’Amour !

©MJG


MERCREDI 4 MARS 2026, 13ème jour de Carême.

Quitter nos puits asséchés


Dans un monde où nous avons perdu nos repères ...

Jésus, donne-nous l’EAU vive, l’eau de la vie.
Et donne-nous la force
d’Ecouter et de pardonner
d’Aimer
d’Unir dans la joie.

Et alors, le monde boira à la Source d’eau vive
Et comprendra que Tu es cette Source - cette Eau.

Seigneur, le monde a tant besoin de Toi !



L’eau vive du baptême

©MJG


MARDI 3 MARS 2026, 12ème jour de Carême.

Les sources seraient-elles taries, les puits complètement asséchés ?…


Je suis en recherche d’un bonheur mais de quel bonheur ai-je vraiment besoin et où le trouver ?…
Pas dans le vacarme de ce monde… pas dans les lumières que je vois… elles n’éclairent pas et deviennent vite ténèbres.
Je cours, j’ai soif de tout mais rien ne me désaltère ; les sources seraient-elles taries, les puits complètement asséchés ?…
Où est le puits qui pourrait me donner l’eau de la Vie, où se cache-t-il, puis-je le découvrir seul ?
Suis-je victime du désordre de ce monde, et victime de mon péché ?…
Il me manque peut-être un peu de courage, d’audace, de temps pour trier et faire des choix.
Alors avec d’autres, en nous soutenant, il est temps de pousser la porte du jardin où se cache le puits de l’eau de la Vie afin de venir se désaltérer et se nourrir de la parole de Dieu.

En toi, Cœur de Jésus, en Toi mon cœur se réfugie.
Notre monde se meurt, notre monde Te perd,
Notre monde pourtant Te cherche tant il a besoin de Toi.

En Toi, Cœur de Jésus, en Toi j’apaise ma soif.
Le monde se dessèche car il est sans amour,
Le monde a soif d’amour mais il ne le sait pas.

Sainte Gertrude de Helfta XIII ème siècle


Oser pousser la porte du jardin où se cache le puits de l’eau de la Vie...

©BFCM


LUNDI 2 MARS 2026, 11ème jour de Carême.

Connaître le don de Dieu est une force.


Je suis du matin : c’est donc le matin que je prie le mieux.
Je quitte mon domicile après un signe de croix puis marche les 25 minutes nécessaires pour rejoindre mon travail, en récitant dans mon coeur le « Je vous salue Marie », le « Notre Père », le « Credo », parfois une partie de la litanie des saints car j’ai la chance d’avoir ma sainte patronne qui y figure et cela me permet de lui dire bonjour.
Je souris sur le trajet, ma pensée étant à Lourdes ou dans un lieu de pèlerinage.
C’est super ! C‘est top !
Les gens qui me croisent, voyant une personne joyeuse, me regardent et je leur rends gaiement un sourire.
Car connaître le don de Dieu est une force.
Boire à la source de l’eau vive, c’est boire la parole de Jésus, fils de Dieu, venu nous enseigner. Cela se traduit par des moments de partage, de prière. C’est aussi se savoir entouré par tous les saints qui nous ont précédés, tous les gens qui nous ont aimés et qui vont, en silence, nous accompagner toute la journée.

Notre Père qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du mal
Amen.



Partage, sourire, pas de danse...Tout est prière !

©BFCM


DIMANCHE 1er MARS 2026, 2ème dimanche de Carême.

Dieu donne à Abraham l’ordre de quitter sa terre ...


"Dieu donne à Abraham l’ordre de quitter sa terre, de renoncer à toutes les sécurités humaines, pour marcher dans l’obéissance de la foi.
Dieu lui promet, par sa bénédiction, une vie féconde, heureuse, pour lui et sa descendance."
(Mireille Ahossi o.p., livret Carême CCFD-Terre Solidaire)

Ainsi, notre père Abraham a-t-il vécu la 1ère Alliance ... À la suite de Jésus venu l’accomplir, nous avons à vivre l’Alliance nouvelle !
Pendant ce temps de Carême, pour monter vers Pâques, il nous est proposé un chemin de conversion, de renouveau intérieur.
Quitter, se déplacer, faire un pas de côté, sortir de nos habitudes usées... Oui, c’est ainsi qu’il nous faut quitter les sources tentantes du monde, sources éphémères sans lendemain qui nous laissent assoiffés ; quitter aussi les puits asséchés de nos indifférences pour revenir à Toi, Jésus, Source véritable qui seule peut étancher notre soif.

« Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où as-tu donc cette eau vive ? » ( Jn 4, 11)
Oui, Seigneur, réponds-moi, où est ce puits d’eau vive ?
Que j’aille y puiser, me désaltérer et vivre enfin de ta Vie !



Puiser à nouveau l’eau de ce puits...

©BFCM


SAMEDI 28 FÉVRIER 2026, 10ème jour de Carême.

« Si tu savais le don de Dieu »


« Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : “Donne-moi à boire”, c’est toi qui l’aurais prié et il t’aurait donné de l’eau vive. » (Jean 4, 10)

L’eau plate ouvre la porte à une autre eau, qui vient, par la suite, élever la vie, jusqu’au ciel.
Jésus a été baptisé par Jean-Baptiste dans l’eau du Jourdain, une eau plate. Il est baptisé après que beaucoup de personnes l’ont été. On dirait qu’il veut prendre sur lui la saleté des humains pour les en libérer et les rendre propres. Par l’eau, Dieu veut vaincre le mal, le noyer.
Ce baptême en annonce, en fait, un autre, comme nous le lisons dans l’Évangile :
« Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais déjà qu’il fût allumé ! Je dois recevoir un baptême, et comme il m’en coûte d’attendre qu’il soit consommé ! » (Luc 12, 50).
Ainsi, l’eau du Jourdain en annonce une autre, celle qui eut lieu sur la croix, et tirée du cœur de Jésus,
lorsque « un des soldats, de sa lance, lui perça le côté, et qu’il sortit aussitôt de l’eau et du sang » (Jean 19, 34).

Voici l’eau vive, depuis si longtemps attendue, dont Jésus avait parlé à la Samaritaine, et qui nous sauve. Jésus offre sa vie pour nous libérer de notre saleté, nous relever, nous élever.
L’eau plate est donc riche d‘histoire, dès les origines de la Création, grâce à Dieu. Nous est offerte, grâce à lui, en Jésus, la résurrection de la chair. Si donc la nature humaine n’est pas sans l’existence de l’eau, elle est promise à la réception de la nature divine, grâce à l’eau vive. Quelle élévation ! Le Ressuscité, qui est apparu à ses disciples, le jour de Pâques, le manifeste sur notre chemin pour notre éternelle jubilation. Voilà pourquoi le baptême est célébré à Pâques.
Nous admirons en cette eau l’immense, la merveilleuse pédagogie de Dieu, un secret qui se découvre au fur et à mesure de notre existence.
Service diocésain du catéchuménat d’Aire et Dax.

Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense. (Ps 50, 4)



Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu...

©BFCM


VENDREDI 27 FÉVRIER 2026, 9ème jour de Carême.

N’avons-nous pas dans nos cœurs des déserts à irriguer ?


L’eau c’est la vie, sans eau nous n’existerions pas, nous n’existerions plus. L’eau, la plus précieuse de nos richesses dans notre vie terrestre mais nous en rendons-nous vraiment compte ? Des personnes meurent du manque d’eau dans ce monde alors que dans nos pays nous la gaspillons.
En même temps, nous vivons dans un confort qui nous rend individualiste, nous fait un cœur de pierre dans de nombreuses situations, indifférents aux autres, à la recherche de bonheurs artificiels… qui nous mènent nul part si nous y réfléchissons bien. Mais y réfléchissons-nous ou le voulons-nous ? Cela ne nous arrange-t-il de rester sur notre petit bonheur matériel ? Plus facile !
L’eau vive que nous propose Jésus c’est l’Amour de Dieu débordant pour nous. Il veut nous donner la plus précieuse des richesses, l’Amour infini. Pas besoin de richesses matériels, d’argent, d’ambitions, de pouvoirs… pour donner un bonheur comblé à nos cœurs, juste de boire cette eau vive qui peut nous transformer.
En Jésus, nous voyons un Dieu qui a soif de nous rendre heureux !
Encore plus durant le temps de Carême, comme la Samaritaine, avons-nous soif ?
Le Seigneur ne nous demande-t-il pas aussi de boire à cette eau vive ? Acceptons-nous son invitation ?
N’avons-nous pas dans nos cœurs des déserts à irriguer ?

Seigneur, aide nous à te chercher au fond de nos cœurs,
Seigneur, aide-nous à faire attention aux autres,
Seigneur, aide-nous sur cette route de Carême à transformer nos vies.



L’eau précieuse richesse terrestre... L’eau vive qui transforme notre vie spirituelle.

©BFCM


JEUDI 26 FÉVRIER 2026, 8ème jour de Carême.

« Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, n’aura plus jamais soif. » (Jn, 4-14)


Je suis heureux d’avoir soif, c’est un besoin, un désir à satisfaire, c’est progresser vers. C’est aussi un élément indispensable pour vivre.
Nous ne pouvons assouvir notre soif, nos soifs, seuls.
Quelle est la nature de mes soifs ? Vers quelles sources je me sens attiré ?
Où en suis-je de ma vie, qu’est-ce-qui domine mes inspirations, mes soifs ?
Ma liberté est-elle guidée en tant que chrétien par l’amour du Christ et de mon prochain, par ceux qui m’entourent ?
Ce temps de carême est le temps favorable pour me poser, réfléchir.
C’est donc d’abord à l’Esprit-Saint que le Seigneur m’invite à demander d’étancher mes soifs.
L’eau vive est offerte à tous mais elle n’abreuve que ceux qui la demandent.
L’Esprit-Saint n’ouvre la voie du salut qu’à ceux qui l’invoquent.

Aide-moi, Jésus de la Samaritaine, à découvrir la soif qui m’habite pour ton amour et ton salut.
Aide-moi à découvrir ce qui me freine sur mon chemin avec Toi et viens m’en délivrer.
Je veux aussi être davantage sensible à la soif de mes frères et les mener vers l’eau vive de ton cœur.



L’eau vive abreuve ceux qui la demandent.

©BFCM


MERCREDI 25 FÉVRIER 2026, 7ème jour de Carême.

La Vierge demande à Bernadette de gratter le sol


Le 25 février 1858 à Lourdes, la Vierge demande à Bernadette de gratter le sol au fond de la grotte en lui disant : "d’aller à la source boire et vous y laver."
"La source est le symbole du message que Marie confie à Bernadette. Cette source symbolise la personne même du Christ.
Il ne suffit pas de découvrir la source (le Christ), il faut encore boire à la source et s’y laver. Cela veut dire se nourrir de la Parole de Dieu et se laisser transformer par sa présence sacramentelle dans la Réconciliation et l’Eucharistie.
Ce geste de l’eau consiste dans le renouvellement de la grâce du Baptême."

©Diocèse de Vannes – pèlerinage 2022


J’ai vu des fleuves d’eau vive,
Jaillir du côté du temple ! Alléluia ! Alléluia !
J’ai vu la source du temple,
Grandir en un fleuve immense !
Tous ceux que lave l’eau vive,
Acclament et chantent ta gloire !
Ton cœur, Jésus, est la source,
D’où coule l’eau de la grâce.

Ed. de l’Emmanuel (I 44-62)



Reconnaître ce besoin vital d’aller boire à Ta source, de nous y purifier !

©BFCM


MARDI 24 FÉVRIER 2026, 6ème jour de Carême.

Notre foi a soif ! Notre vie spirituelle a soif, notre élan vital, notre joie de vivre et d’agir ont soif !


Dans l’Évangile de la Samaritaine ( Jn 4, 1-15)
« Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi. »
Au départ, Jésus demande à boire parce qu’il a soif et qu’il est fatigué. Pour nous, cela peut évoquer nos moments de lassitude, de fatigue, de dessèchement. Certains épisodes de notre vie en ce monde peuvent être rudes. De même pour Jésus, et il a besoin d’aide, comme nous.
« Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. »
Jésus introduit la prière de demande : Donne-moi à boire. De même, il nous faut savoir demander, pour qu’une relation se créée.
La Samaritaine est dans son quotidien, elle va puiser l’eau au puits, elle ne se laisse pas gagner par la peur devant une situation improbable et elle peut entrer en relation.

Jésus : « Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire ! tu lui aurais demandé toi-même à boire, et il t’aurait donné de l’eau vive. » (Jn 4, 10)
Ce dialogue mêle une des choses les plus banales - boire de l’eau - et un itinéraire de foi et de salut.
Cette soif de Jésus nous dit que notre foi, quelle qu’elle soit, a besoin qu’on l’abreuve. Il ne suffit pas de s’approcher de la source, mais d’aller y boire.
Notre foi a soif. Notre vie spirituelle a soif, notre élan vital, notre joie de vivre et d’agir ont soif.

Toi, la Source d’Eau vive
donne-moi le respect de l’eau.
Donne-moi la soif de ta Parole.
Fais que je sois moi-même
source d’eau pour les autres.
Amen !

Ghislaine Salvail, sjsh, religieuse quebecoise


Donne-moi à boire ...

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LUNDI 23 FÉVRIER 2026, 5ème jour de Carême.

Le cœur du désert est un puits d’eau vive...


Le désert est négativement associé à la sècheresse, la soif, la solitude et l’épreuve. On dit que le désert avance inexorablement.

Et pourtant le Sahara, sous un ciel diurne bleu sans nuages et un ciel nocturne riche de poussières d’étoiles, abrite sous son vaste manteau de sable et de rochers, au sein de ses entrailles de pierre, des nappes souterraines insondables, de profonds aquifères d’une eau douce et fraiche, héritage fossile des temps immémoriaux où il n’était qu’un jardin luxuriant immense.
Des ressources providentielles vibrent sous les pas lents du caravanier aux lèvres asséchées par le soleil, qui boit avec parcimonie, à petites gorgées, l’eau tiède de son outre.
Le cœur du désert est un puits d’eau vive. En témoignent les oasis, oueds et autres minces résurgences qui parsèment sa surface aride.

Qu’en est-il du cœur des hommes modernes qui s’assèche et se flétrit inexorablement, alors que chacun de nous est un continent qui recèle, dans ses tréfonds, des sources inépuisables de cette eau vive que Jésus fait ruisseler pour nous ?

Fais silence, écoute ton cœur, perçois les battements de la cascade, devine le lac, plonge en toi-même, étanche ta soif …



Chercher la source souterraine...

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DIMANCHE 22 FÉVRIER 2026, 1er dimanche de Carême.

En suivant le Christ, nous entrons dans un chemin de vérité qui mène à la vie.


Dès les origines, le récit de la chute au jardin d’Eden dans la Genèse nous révèle cette tension intérieure : l’Homme cède à la tentation de se faire dieu sans Dieu. Mais ce drame n’a pas le dernier mot.
Face à la désobéissance d’Adam, l’apôtre Paul proclame par la suite l’obéissance du Christ. Jésus, au désert, repousse ainsi les tentations non par la force, mais par la fidélité au Père.
Il nous apprend que la vraie liberté se trouve dans la Parole reçue, dans la volonté de Dieu choisie comme nourriture. Ce combat intérieur est aussi le nôtre...
Plaisir, succès, pouvoir… autant d’illusions qui séduisent le cœur humain, au risque d’éclipser l’essentiel.
Mireille Ahossi o.p., livret Carême CCFD-Terre Solidaire.

Seigneur, creuse en moi un désir profond de Toi,
Fais-moi reconnaître quelle est la soif vitale que j’ai de Toi !
Permets que je puise à Ta Source avec confiance et persévérance.



Source vivifiante...

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SAMEDI 21 FÉVRIER 2026, 4ème jour de Carême.

" La Parole échangée avec Jésus l’a comblée ..."


Nos paysages gorgés d’eau nous rappellent que la surabondance de l’eau présente un réel danger, celui d’engloutir hommes et biens.
« La pluie tomba sur la terre pendant quarante jours et quarante nuits. » (Gn 7,12).
A l’échelle de la planète, son manque cruel rend difficile la vie ou la survie de millions de nos semblables.
Ce qu’ont éprouvé les Israélites pendant la traversée du désert : « Il n’y avait pas d’eau à boire pour le peuple. Celui-ci s’en prit à Moïse ; ils dirent : "donne-nous de l’eau que nous buvions". » (Ex 17,1-2).

Seigneur, Dieu de la vie, procure à tous nos frères des pays pauvres un réel approvisionnement en eau potable, condition d’une vie digne.

« Moïse s’enfuit loin de Pharaon ; il se rendit au pays de Madiân et s’assit auprès d’un puits. »
Le puits est le lieu de la rencontre par excellence, notamment pour les femmes, lieu où Isaac rencontra Rebecca (Gn 24,15) et Moïse, Cippora (Ex 2,15-21).
« S’il te plaît, laisse-moi boire un peu d’eau de ta cruche » (Gn 24,17) ; « Donne-moi à boire » (Jn 4,7).

Seigneur, Dieu de la rencontre, aide-nous à « courir le risque de la rencontre avec le visage de l’autre, avec sa présence physique qui interpelle,
avec sa souffrance et ses demandes, avec sa joie contagieuse dans un constant corps à corps. » (Pape François, La Joie de l’Évangile, n°88)

« J’ai soif » (Jn 19,28) ; « Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif » (Jn 4,14).
« La nouvelle qu’elle a reçue lui fait oublier son besoin d’eau. Ce " laissant là sa cruche " résonne comme un appel des premiers disciples au bord du lac de Galilée ; elle, de façon symbolique, n’a plus soif parce que la parole échangée avec Jésus l’a comblée. » (Christine Pedotti - Jésus, l’homme qui préférait les femmes, J’ai Lu)

Seigneur, Dieu de la vie, toi qui as redonné leur dignité à la femme adultère et à la Samaritaine ,
augmente en nous la foi dans ta Parole, « source jaillissante de vie éternelle » et « fleuve de lumière et de joie. » (Léon XIV, Dilexi te, n°103)


Inondation...sécheresse...le trop...le manque !

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VENDREDI 20 FÉVRIER 2026, 3ème jour de Carême.

L’eau Source d’Amour inonde nos coeurs.


Comme la Samaritaine, avons-nous le cœur prêt à accueillir le don de Dieu ? Par rapport à l’eau du puits, comme à cette femme étrangère, Jésus peut nous dire :
« Quiconque boit de cette eau aura soif à nouveau ; mais qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif ;
l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissante en vie éternelle ». (Jn 4, 13-14)

La source en son début, n’est-elle pas tout simplement un “ filet d’eau ” qui par la suite devient rivière ou fleuve, et dans son parcours, arrose ou inonde la terre pour la fortifier ?

Comme la source, notre foi peut être un “ filet d’eau ” qui par la suite est inondée par l’Amour de Dieu, semblable à un grand fleuve qui coule en nous. Cette source d’Amour inonde nos cœurs, nous pousse ou nous ouvre à aller vers les autres, à vouloir partager ce don de Dieu et comme la Samaritaine, à être heureux de transmettre ce qui nous est donné.

Dans un autre passage de l’Évangile de Jean (7, 37-38) Jésus dit :
« Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et il boira, celui qui croit en moi »

Seigneur, donne-nous toujours l’envie de boire à ta Source.



Filet d’eau...rivière...fleuve.

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JEUDI 19 FÉVRIER 2026, 2ème jour de Carême.

Celui qui nous promettait de l’eau à satiété crie sa soif !


« Quiconque boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle » (Jean 4,13-14)
« Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive » (Jean 7,37)
« J’ai soif » (Jean,19,28)

QUEL PARADOXE !
Celui qui nous promettait de l’eau à satiété crie sa soif !
De quoi a-t-il soif ? D’eau ? Mais alors sa promesse de nous donner l’eau vive est-elle fiable ?
Est-ce le Fils de Dieu, tout-puissant, qui parlait dans les deux premiers cas et seulement, le Fils de l’Homme qui criait sa soif physique, bien compréhensible, sur cette croix ?
Mais le Fils de Dieu et le Fils de l’Homme ne font qu’un : Jésus-Christ, le Verbe de Dieu, la deuxième personne de la Sainte Trinité….
Alors, de quelle soif souffre Jésus ?
Est-il juste « empêché » de nous donner son « eau vive » sur la croix ?
Faut-il attendre le coup de lance pour qu’Il puisse nous donner cette Eau-Vive ?
Peut-être…
Peut-être Jésus brûle-t-il de la soif des âmes, de la crainte que son sacrifice soit inutile pour trop d’hommes ?
Peut-être brûle-t-il de la soif d’être aimé comme chaque humain le souhaite ?
Peut-être brûle-t-il de la soif d’être seulement consolé comme tout humain dans l’épreuve ?
Alors, donnons-lui à boire notre pensée, notre prière, notre amitié, notre amour, si petit soit-il, et ne laissons pas l’indifférence, l’habitude et/ou les soucis nous rendre sourds à ce cri : « J’ai soif ! ».

Donnons-lui notre âme, amenons-lui d’autres âmes,
et elles ne manquent pas celles qui ne le connaissent pas,
qu’Il puisse nous abreuver de cette « Eau vive », breuvage de sainteté et d’immortalité.
Consolons Jésus par notre vie toute entière donnée
même et surtout si cette vie est pleine de misère.



Aller à la source

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MERCREDI 18 FÉVRIER 2026, mercredi des Cendres.

« Invités à boire à la Source de l’eau vive... »


À l’entrée du Carême, nous recevons les cendres comme un appel à revenir à Dieu et à faire de notre vie un chemin de vie. 40 jours pour revenir à l’essentiel : notre relation avec Dieu et entre nous.
Et nous sommes invités à la suite de la Samaritaine à découvrir et partager cette source d’eau vive avec nos frères.

Mon Dieu,
Je ne viens pas te demander
de faire un bon Carême
mais de me faire bon moi-même.
Je ne viens pas te demander de m’apprendre à me priver,
mais de m’apprendre à aimer.
Je ne viens pas te demander la justice des sacrifices,
mais la justice du cœur.
Non le mérite mais le pardon,
non la pénitence mais la joie,
car elle est pauvre.
Jean Debruynne



Source d’eau vive.

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